Omae ha sore de ii no ka ?

shinshukyou

Voyage à Kanazawa. Je rencontre un type qui me parle de Sensei (pas moi, un autre). Il me vante sa pensée, ce qu’il dit, la profondeur de son discours, un homme qui vous change la vie, un homme qui lui a enseigné tellement de choses, un homme qui a écrit un bouquin avec toutes ses belles paroles dedans.

“Sensei, j’ai du mal avec ma femme, avec mes enfants, mon travail… Mais je vais faire des efforts”
“Omae ha sore de ii no ka ?” (Es tu satisfait de cette situation ?)
“Qu est ce que vous voulez dire ?”
“Omae ha, honto ni sore de ii no ka ?” (Es tu vraiment satisfait de cette situation ?)
La j’ai senti toute la profondeur de ses paroles. Il faut bien être Sensei pour dire ça. Jamais j’aurai pu trouver tout seul…

“Sensei, il y a quelque chose que je veux dire. Que dois je faire?”
Sensei réfléchit.
“Ne le dis pas.”
“Mais si je veux vraiment le dire, que dois je faire ?”
Sensei réfléchit, un peu plus.
“Et bien, ne le dis pas.”
Ca m’a profondément marqué. Je ne savais comment réagir devant un tel enseignement, un tel flegme, un tel…

Et moi je ne savais pas comment réagir non plus. J’espère seulement que son Sensei lui prend pas d’argent. Car moi je dis peut être des conneries, mais c’est bénévole.

En japonais il y a peu de mots pour désigner les sectes. En fait la distinction entre secte et religion n’existe pas. On parle de nouvelles religions(新宗教, shinshuukyou), de cultes (カルト). Selon ce site, qui date de 1999 ; il y aurait 50 millions de personnes qui seraient membres de nouveaux mouvements religieux. Dans le lot, forcément, des sectes. Il faut dire que tout mouvement religieux a des réductions de taxes… ce qui explique leur prolifération. Mais ça c’est une autre histoire (Soka et cie). Il y a même une secte qui a batit le parti de la recherche du bonheur… on en parle au prochain épisode.

Autres infos, en français dans le texte

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